Conflit entre le Maroc et Sahara-occidentale


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Entre le Sahara et le Maroc occidental, la situation n’est guère satisfaisante. Après 16 ans de guerre et malgré le cessez-le-feu, instauré depuis 1991 toutes les négociations entamées sont restées telles. Aucune réalisation ! Aucun suivi ! Aucune perspective. D’ailleurs, Mohamed Salem Ould Sale n’était-il pas celui qui a dit << la guerre a commencé >> en 1976 ? 45 ans après cette déclaration, que retenir de ce conflit ?

Quel bilan historique présente ce conflit ?

Pour une population d’un demi-million d'habitants, le Sahara occidentale, autrefois colonie espagnole, couvre une superficie de 266 000 km2. Il est contrôlé en grande partie par le Maroc qui détient en réalité plus de 70% de ce territoire riche en minéraux.

En fait, l’Espagne s’était rangée afin de permettre au Roi Hassan II de faire asseoir sa suprématie, céda le centre du Sahara aux marocains. Le nord et le Sud revenant ainsi aux mauritaniens. Malheureusement, le Front Polisario ne sera pas pour cette décision. C’est le début de la débandade dans le rang des partisans qui font des soulèvements armés.

Que dire du silence des grandes instances de décision dans ce conflit ?

Malgré son rôle d’organe régulateur et de gestionnaire de conflits transfrontaliers, l’ONU a presque perdu l’avantage sur la prise de décision face à ce conflit depuis déjà 40 ans. Quant à l’UA, le désistement se ressent de plus en plus. Tout porte à croire selon Francesco Correale  que l’absence de patriotisme observée aussi bien du côté des partisans Marocain que ceux du RASD témoigne de ce blocage.

Cet état de chose, freine les médiations et prolonge le conflit. "Il faut espérer que l’ONU reprenne en main la question, obtenant un cessez-le-feu immédiat et faisant valoir, dans des nouvelles négociations, l’application du principe d’autodétermination, de manière à ce que les Sahraouis puissent enfin décider de leur futur", ajoute-t-il. C’est un impératif parce que nul ne peut prédire ce qui pourrait réellement advenir d’un tel conflit.